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UNICEF: L’excision recule !

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Deux districts éthiopiens ont officiellement abandonné les mutilations génitales féminines. Une avancée de plus pour les filles et les femmes de cette région du monde où la pratique de l’excision est encore très répandue.

« Je ne pense pas que maintenant, après cela, on essaiera de me forcer à me faire exciser… Et si quelqu’un essaie, j’en parlerai à mon professeur ou à un responsable du district ! » réagit Amina, une jeune étudiante. Depuis peu, les deux districts d’Amibara et d’Awash-Fentale de la région d’Afar, dans le nord de l’Éthiopie, ont pris une décision importante : ils se sont engagés publiquement à abandonner la pratique des mutilations génitales sur les femmes.

Ces mutilations, qui consistent à enlever totalement ou partiellement les organes génitaux externes ou à leur infliger d’autres lésions pour des raisons autres que thérapeutiques (sexuelle, sociale…) sont surtout pratiquées sur les filles de 4 à 14ans. Elles comportent des risques immédiats et graves qui peuvent entraîner le décès, mais aussi des complications à plus long terme (infections, incontinences…) avec des conséquences en termes d’abandon scolaire, des risques à l’accouchement pouvant entraîner la mort de la mère et de l’enfant, ainsi que des séquelles psychologiques à vie.

Le rôle des leaders traditionnels

Pour toutes ces raisons, et parce que chaque enfant a le droit à son intégrité physique, l’Unicef et le Fonds des Nations unies pour la Population ont conçu en 2008 un programme pour appuyer les efforts entrepris depuis 10 ans dans les districts d’Amibara et d’Awash-Fentale pour mettre fin à ces pratiques. La déclaration officielle d’abandon de l’excision par ces deux districts marque le point culminant de cette initiative.

L’influence des leaders religieux et des chefs traditionnels de clans, de l’administration et des anciennes exciseuses a permis d’obtenir une baisse considérable du nombre de cas d’excision dans les deux districts. Pendant la cérémonie d’abandon dans le district d’Amibara, plusieurs anciennes exciseuses ont annoncé publiquement à la communauté qu’elles ne pratiqueraient plus leur ancienne profession.

Un tabou qui tombe

Lors d’une cérémonie similaire dans le district d’Awash-Fentale, un groupe de filles a déclaré qu’elles étaient fières de ne pas être excisées. « C’est un véritable succès de voir tant de filles ici qui sont fières de ne pas être excisées. Il y a quelques années, ce sujet était encore tabou », a noté Asiya Oumer, la représentante de la Fédération de la Jeunesse Afar.

La prise de position de ces deux districts pourrait en amener d’autres : l’administrateur d’un district voisin a promis de marcher sur leurs traces et a annoncé l’abandon de l’excision dans son district dans un avenir proche.

source article : http://www.unicef.fr

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