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Pervers narcissiques sur la toile : danger !

Internet est devenu un terrain de « chasse » pour les pervers narcissiques en tout genre, qui peuvent y dénicher leurs victimes et les harceler sans contrôle, parfois dans un total anonymat. Ils trouvent également sur la toile l’occasion de s’identifier à de multiples célébrités et peuvent publier, sans être inquiétés, les rumeurs les plus folles.

La perversion narcissique, que certains nomment également sociopathie, a été décrite par plusieurs psychanalystes et psychiatres renommés. Il s’agit d’une perversion où le sujet agit comme un prédateur qui aurait remplacé son désir d’amour par un désir d’obéissance et de soumission. Il a généralement besoin, pour cela, de détruire l’identité de sa victime en utilisant le harcèlement moral, ou la manipulation mentale.

On comprend alors aisément pourquoi le Web est un espace privilégié pour ces personnalités dangereuses. Comme l’explique la psychanalyste Marie-Jeanne Dubois :

« Les pervers narcissiques sévissent aussi sur la toile. Comme l’araignée, Internet leur permet d’engluer leur victime, de les coller et les traquer sans relâche. Ils peuvent ainsi nourrir leur idéal grandiose en s’identifiant aux plus grands de ce monde. »

La spécialiste de la perversion narcissique s’est ainsi intéressée à un spécimen très particulier, Robert Eringer, un blogueur californien qui voue une véritable obsession à deux chefs d’Etat, Vladimir Poutine et Albert de Monaco. Il publie depuis plusieurs années, à leur encontre et avec une fréquence déconcertante, différentes allégations, rumeurs, mensonges et autres contre-vérités.

Bien que condamné plusieurs dizaines de fois par la justice pour ses publications haineuses envers ses « proies », il continue à déverser son fiel, comme s’il ne pouvait s’en empêcher.
Voici comment Marie-Jeanne Dubois décrit Robert Eringer dans son étude de cas sur les pervers narcissiques du web :

« La façon dont Robert Eringer se met en scène et dont il agit est caractéristique du pervers narcissique. […] Robert Eringer s’identifie à deux personnages et non des moindre : Vladimir Poutine et le Prince Albert de Monaco. Comme chez tous les pervers narcissiques, on observe une volonté désespérée d’humilier, de détruire l’icône qu’il s’est choisie. Sur la toile, Robert Eringer prend plaisir à destituer les puissants de ce monde qu’il envie pourtant au plus haut point. »

Une analyse à mettre en parallèle avec les propos d’un autre expert du sujet, Gérard Lopez, qui explique que « les agresseurs sont des experts pour colporter des rumeurs et divulguer des faux secrets. Ils savent porter des accusations sans preuve avec force et conviction. L’amalgame est hissé au rang de vérité par les braves gens qui pensent qu’il n’y a pas de fumée sans feu, oubliant que le vampire archétype du pervers se déplace avec un nuage de brouillard que lui-même suscite. »

On le voit bien, Internet et son espace de liberté d’expression sont également un espace de liberté propice à ces chasseurs sociopathes qui peuvent y œuvrer sans retenue et sans contrôle.

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