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Cinéma : « Plot for Peace » sur grand écran le 20 novembre

Après avoir conquis les jurys étrangers, le film-documentaire de l’espagnol Carlos Agullo sort désormais en France grâce à la société « Rezo Films ». Le public français pourra ainsi découvrir le personnage atypique de Jean-Yves Ollivier et sa lutte contre le régime de l’Apartheid.

On peut le dire, Jean-Yves Ollivier n’est pas un homme banal. Homme d’affaire et diplomate officieux des gouvernements, il a longuement parcouru les pays du monde les plus à la marge de la communauté internationale. Il le dit lui-même : « J’ai un attrait pour les êtres, les pays hors normes. J’aime le casse-tête que représente le montage d’opérations économiques dans ce genre d’endroits. J’en fréquente de plus normaux, mais j’en parle moins, ce n’est pas très exaltant. ». Tout en menant des projets financiers dans certaines zones en rupture de ban, ce businessman mystérieux s’est aussi épris de diplomatie, non sans un certain succès.

Mais même dans le très fermé domaine diplomatique, Jean-Yves Ollivier ne fait rien comme tout le monde. « Je n’ai jamais été le serviteur de qui que ce soit. Je le faisais, en marge de mes affaires, selon mon bon plaisir. »  affirme-t-il.  « Plot for Peace » retrace une (petite) partie de son parcours personnel en Afrique et son rôle dans deux événements majeurs de l’histoire africaine : la libération de l’icône Nelson Mandela et la chute de l’Apartheid. Face au racisme et à l’état de guerre latent qui gangrenait alors l’Afrique australe, M. Jacques –comme aimait l’appeler la CIA- a prôné la réconciliation entre nations et populations en bataillant dans l’ombre. Par exemple en organisant en 1988 une réunion secrète, loin des médias, entre l’intransigeant président congolais Sassou-NGuesso et les autorités sud-africaines, prémisses de la libération de Mandela et de la paix retrouvée.

Carlos Agullo, pour son premier court métrage, a frappé un grand coup. Nominé au festival du film des Hamptons et au festival de Valladolid, vainqueur du « Galway Film Fleadh », le public étranger a d’ores et déjà  été conquis par ce film. En mêlant dans une seule et même œuvre, images d’archives, scènes d’action et témoignages de personnalités, le réalisateur a réussi un pari risqué, celui du mélange des genres. Dès le 20 novembre, ce sera au tour de l’Hexagone de le découvrir.

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