Finance-Economie

Vivendi veut rester connecté aux marchés émergents

Le groupe industriel français est l’un des acteurs les plus dynamiques sur les marchés de l’après crise. Après les opérations financières successives de l’été, l’entreprise a décidé de conserver son ancrage de l’autre côté de l’Atlantique. Mieux, après avoir confirmé son intérêt pour GVT, la filiale de la télévision payante brésilienne, l’entreprise a annoncé la création d’une joint-venture avec Echostar, la firme américaine spécialisée dans les satellites et les systèmes de codages.

La technologie au service de la créativité

Un réseau IP de pointe pour une prestation qui combine les transmissions numériques par satellites avec des services innovants sur son réseau terrestre. Avec ses arguments techniques, l’opérateur est devenu le troisième acteur d’un marché évalué à 40 millions d’abonnés potentiels. Pour distribuer son offre dans de plus en plus de régions du territoire brésilien, la filiale continue d’investir massivement. Cela étant,  grâce à ses résultats financiers, elle pourra, dès l’année prochaine, autofinancer la majeure partie de ses projets.

Une complémentarité des activités autour des contenus

Avec les studios canal, Vivendi dispose d’une position d’acteur central de la production culturelle en Europe. Alors que le diffuseur de programme brésilien compte plus de 500 000 abonnés, et dispose d’une perspective de croissance forte, la volonté du conseil de surveillance répond à une quête de complémentarité entre ses activités, inscrite dans l’ADN du groupe.

Une stratégie calée sur un calendrier favorable

Pour s’adapter à la nouvelle économie mondiale et se positionner sur les marchés émergents l’entreprise décide d’accompagner le développement de sa filiale des Amériques. Entre temps, les négociations pour la vente de MarocTelecom se poursuivent, et l’entreprise devient seul propriétaire de sa chaîne cryptée Canal +.

A présent, c’est vers le marché brésilien que la direction porte ses vues. Là encore, le calendrier n’est pas une pure coïncidence. Alors que l’entreprise française est de plus en plus concurrencée pour l’acquisition des droits sportifs, elle pourrait parvenir à faire coup double. En effet, avec la coupe du monde de football en 2014 et les Jeux Olympiques en 2016, le Brésil sera inévitablement le théâtre du sport mondial ses prochaines années.

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