Finance-Economie

France Créative : une initiative pour promouvoir la culture dans la mondialisation

Les talents et les métiers dans nos territoires faisant vivre la culture à la française sont confrontés au défi de la mondialisation et de la convergence numérique. L’accroissement des échanges rendu possible avec le progrès des technologies de la communication pousse les acteurs de la création à réinventer leur activité. Afin de dresser un premier état des lieux, la structure France Créative a demandé au cabinet E&Y de quantifier le poids économique et social des neuf secteurs qui composent les Industries Créatives et Culturelles.

Des acteurs au service du rayonnement de la culture française

Au total la musique, le spectacle vivant, la presse, le livre, la radio, le cinéma, la télévision, les jeux vidéo, et les arts graphiques et plastiques représentent plus de 1,2 millions d’emplois et génèrent plus de 74 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Les ICC contribuent au même titre que la filière du luxe, au rayonnement de la culture française à l’étranger. L’auteur de l’étude, membre d’E&Y, Marc Lhermitte nous explique qu’avec « une balance excédentaire de 300 millions d’euros et des leaders mondiaux dans les domaines de la musique, de l’édition, des jeux ou du cinéma, en fait un des meilleurs facteurs d’attractivité et de compétitivité de la France ».

Comment aider les ICC à se développer ?

Pourtant, Jean-Noël Tronc, directeur général de la Sacem, considère que tous les moyens ne sont pas mis en œuvre pour faciliter leur expansion , « je pense au prélèvement sur le ticket de cinéma utile à la production de longs-métrages, aux obligations des télévisions d’investir dans la création, à la loi sur le prix unique du livre, à la TVA à taux réduit sur la billetterie des spectacles… ». Mais ses inquiétudes se portent également sur l’apprentissage artistique en France. Par exemple, selon ses recherches,  il y aurait cinq à dix fois moins de jeunes apprenant d‘un instrument de musique que dans les pays anglo-saxons. Enfin, il rappelle l’importance de la filière pour la promotion de la francophonie sur les cinq continents.

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