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Plot for peace: aider l’Afrique à l’heure du 2.0

Ces dernières années encore, l’équilibre du monde s’est joué sur le continent africain, c’est ce que rappelle notamment le film Plot for peace, actuellement au cinéma. Longtemps resté dans l’ombre, Jean-Yves Ollivier nous livre aujourd’hui ses souvenirs pour apporter un message d’espoir aux jeunes générations. A travers cette histoire, le jeune réalisateur espagnol, Carlos Agullo, souhaite mettre les valeurs de courage, de détermination et de loyauté au cœur de ce thriller d’un nouveau genre. 

Diplomatie parallèle et histoire officielle :
L’histoire de la diplomatie parallèle ne se trouve pas dans les archives de nos administrations. Pour restituer la « mémoire collective », plusieurs organismes œuvrent à rassembler les souvenirs des protagonistes souvent connus des seules parties prenantes aux dossiers. Sur son blog, plusieurs proches du négociant franco-algérien témoignent, à l’instar de l’ancien Ministre des affaires étrangères Sud-Africain, Roelof « Pik » Botha : « avec un homme comme Jean-Yves Ollivier, il n’y a pas de fuites et les résultats sont là ».

Le « mystérieux Monsieur Jacques » :
Winnie Mandela souligne dans la bande-annonce du reportage, que l’homme d’action n’a lui-même jamais soufflé mot de ses aventures à son mari. Au moment de sa libération Nelson Mandela ignorait tout de l’existence de ce négociateur. Comme il le précise lui-même dans une interview donnée à France Info sur internet: « J’ai travaillé comme, disons, un facilitateur dans cette Afrique australe que la France ignorait », mais « à l’époque de Google, il n’y a pas d’autre issue que d’apparaître publiquement».

Accroître l’attractivité du territoire africain:
Le rapport 2013 de la conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced) rappelle par exemple que « l’intégration régionale doit être utilisée comme un moyen de renforcer l’intégration de l’Afrique dans l’économie mondiale ». Mais souvent, la réalité du terrain montre qu’un écart persiste entre la théorie et la pratique, ainsi Jean-Yves Ollivier dénonce une « dépendance malsaine » entretenue par les puissances occidentales. Aux journalistes de Paris Match, il précise : « Je n’ai jamais fait les choses en songeant aux bénéfices que j’en tirerais (…) Si je les avais trahis, je ne continuerais pas de les voir aujourd’hui ».

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