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La triade se repositionne en Afrique

Les tensions qui se cristallisent au Moyen Orient se retrouvent dans d’autres régions du continent. Par ailleurs, la lutte d’influence que se livrent les puissances du Nord entretiennent des situations instables.  Depuis les années 60, des personnalités comme Jean-Yves Ollivier ou Peter Bauer alertent sur les « effets pervers » des intrusions étrangères dans l’économie africaine. Malgré leurs analyses des questions africaines, les dirigeants de la triade (USA-UE-Japon), manifestent un intérêt croissant envers la rive sud de la méditerranée.  

Encore récemment l’actualité a poussé les Nations occidentales à s’intéresser au continent africain. Les prévisions du Fond Monétaire International ont fait du continent une « des régions les plus dynamiques du monde » pour reprendre les propos de la Maison Blanche. Depuis, Barack Obama a annoncé son intention d’organiser en sommet dans le courant du mois d’aout. A l’ordre du jour, commerce, investissement, et croissance viendront  rythmer les conversations.

De son côté, le Japon s’est intéressé aux questions africaines dans le cadre de sa compétition régionale avec la Chine. Le pôle asiatique de la triade a lui aussi du retard, comparativement à son voisin. Selon les chiffres de l’OCDE, l’archipel représente 2,7% des échanges commerciaux du continent, contre 13,5% pour la Chine. Comme le rappelait la revue affaires stratégiques, « l’investissement chinois en Afrique en 2011 a été sept fois supérieur à celui du Japon. Selon AidData, un organisme de recherche américain, entre 2000 et 2011, la Chine a investi 75 milliards de dollars en Afrique ».

Sur un plan politique ou économique, ces engagements positifs à court terme ne le sont pas toujours dans une perspective de développement durable. Comme l’explique Jean-Yves Ollivier au cours d’une tribune au Nouvel Obs, « les Africains sont, en réalité, les meilleurs maîtres de leur destin ». Des économistes comme Joseph Stiglitz alerte d’ailleurs sur le partenariat transpacifique et sur les demande américaines, « ce sont les accords d’investissement eux-mêmes qui menacent le plus le processus de décision démocratique » déclare-t-il.

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