Finance-Economie

L’Afrique rime avec numérique

Le continent africain attire les aventuriers du XXIème siècle et pas uniquement ! En effet, alors que le Fonds Monétaire International vient de publier ses prévisions de croissance, les investisseurs aussi regardent l’Afrique avec intérêt. Gilles Babinet, Richard Attias, et Mark Zuckerberg, montrent que le digital n’a plus de frontières ; désormais l’Afrique rime avec numérique…

Au mois de novembre dernier, l’Institut McKinsey publiait une nouvelle étude sur le développement des pays émergents au sud de la Méditerranée. Intitulée, Les lions passent au numérique : le potentiel de transformation d’internet en Afrique, elle affirme « que la contribution d’internet au PIB annuel de l’Afrique pourrait passer de 18 milliards de dollars aujourd’hui, à 300 milliards de dollars en 2025 ». Pour décrypter ces nouvelles opportunités, le « digital champion » français, Gilles Babinet, évoquera jeudi 13 mars, La révolution numérique en Afrique, lors de la d’une conférence organisée à l’Université Paris Descartes.

Cette tendance, Richard Attias l’a également anticipé. Depuis maintenant plusieurs années, le global influenceur franco-marocain a souhaité accompagner les chefs d’Etat dans l’univers du numérique. Le New-York Forum Africa qui se réunira pour sa quatrième édition entre le 23 et le 25 mai abordera justement ces questions. L’initiative rassemblera plus de 1500 participants qui souhaitent ensemble « générer plus d’innovations et une rente technologique par l’industrie digitale en plein essor ». Dès à présent, ils soulignent comme une ultime preuve du potentiel africain, que le continent représente déjà le deuxième marché mondial de téléphones portables, …

Cependant, aujourd’hui encore, une importante partie de la population reste sans accès à Internet. Selon le portail américain TechCrunch, c’est pour corriger cette inégalité que le fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg a décidé d’investir 60 millions de dollars. L’objectif est de construire 11 000 drones avec la société Titan AeroSpace: les appareils longs de 50 mètres pourraient voler à 20 km d’altitude à une vitesse de 120 km/h. Une fois ces engins construits, ils survoleront l’Afrique afin de servir « de satellites pour relayer Internet auprès de zones reculées ». Le journaliste High-Tech d’Europe 1, Johann Duriez-Mise, note au passage que cette volonté « n’est pas sans rappeler « Project Loon » » de Google… C’est véridique, le numérique passe sous les tropiques.

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