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Le numérique rime aussi avec musique

La musique est la pratique culturelle préférée des français ; entre les concerts, et les différents supports multimédias, ils en écoutent en moyenne plusieurs heures par semaine. Depuis maintenant plusieurs années la digitalisation de la musique a bouleversé les habitudes des consommateurs mais aussi des professionnels. Outre Pascal Nègre (Universal Music France) qui considère que la musique est « la seule industrie de contenus culturels à avoir fait sa révolution » », l’artiste VV Brown souligne : « il faut évoluer avec son temps, c’est le chemin que prend l’industrie musicale »…

Pour s’adapter à cette réalité le géant français Universal Music a fait beaucoup d’efforts, après avoir racheté EMI l’entreprise a œuvré pour adapter son catalogue. Aujourd’hui 7sur7 nous apprends ainsi ses « ventes numériques de musique – via les téléchargements et les plates-formes de streaming ont dépassé les ventes physiques de CD et albums pour la première fois ». D’après les journalistes, la part des activités digitales représenterait plus de 51% du chiffre d’affaires de 2013.

Cette tendance affecte tous les acteurs du secteur. L’IFPI avait d’ailleurs souligné dans son rapport Investing in Music que la transformation des métiers avait déjà commencé en prenant en exemple la pratique des producteurs et des « découvreurs de talents ». Toutefois, Placido Domingo, Président de l’IFPI, rappelle aussi que « le numérique, en tant que technologie, ne peut assurer à lui seul aux artistes que leur musique sera entendue et appréciée. Il insiste sur l’importance du rôle et de l’expertise des maisons de disque pour développer leurs carrières et donner à leur musique l’audience la plus large possible ».

Par ailleurs les nouveaux entrants comme Deezer ou encore Spotify entrent petit à petit dans le système en respectant les règles de la Sacem. Cependant des interrogations demeurent alors qu’Aurélie Filippetti a annoncé un plan de soutien à la filière le 30 janvier dernier. Pour la CGT – spectacles, la situation est loin d’être réglée, puisque « à l’heure du numérique, il y a une spoliation des richesses créées par la filière musicale au profit des opérateurs de Télécom. (…) Nous attendons qu’une taxe affectée vienne corriger le détournement de richesse au profit des créateurs de contenus ».

Crédit Photo: Clubic 

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