Finance-Economie

L’OPI dénonce le monopole de Google

Près de 400 acteurs européens du numérique, regroupés au sein de l’organisation Open Internet Project (OPI) ont organisé le jeudi 15 mai dernier la première conférence pour une plus grande neutralité de la toile. Contestant ainsi le monopole du géant américain Google, l’OPI a déposé en parallèle une nouvelle plainte auprès de la Commission européenne.

Regroupant à la fois des start-up, des groupes de médias comme Axel Springer, Lagardère Active, ou CCM Benchmark, des associations ou encore des syndicats comme le Geste, syndicat des éditeurs de contenus en ligne, l’OPI rassemble actuellement plusieurs centaines d’organisation européennes du numériques, unies dans le but de lutter contre l’hégémonie du moteur de recherche Google qui selon eux, n’hésiterait pas à manipuler « les résultats de recherche afin de promouvoir ses propres services et dégrader ceux de ses concurrents ».

L’OIP, soutenu dans sa démarche  par des associations de défense de consommateurs, affirme également que la part de marché de 90% de Google sur les moteurs de recherche en Europe constitue un risque réel d’étouffement pour l’innovation sur le continent.
Comme l’explique le président de Lagardère active, Denis Olivennes, « nous sommes pour une compétition équitable entre les acteurs [et] tant que Google pourra écarter d’un bruissement d’algorithme un concurrent, on n’aura pas atteint cet objectif ». Il ajoute également que si Google continuait à ignorer de la sorte leurs demandes et s’obstinait à ne pas respecter les règles d’une compétition équitable, l’OIP n’hésitera pas à plaider pour un dégroupage total du groupe américain, autrement dit, pour la scission entre le moteur de recherche et les autres activités de la société Google.

Cette démarche vient compléter les procédures en cours devant la Commission européenne déjà saisie à plusieurs reprises sur les excès de Google en matière de monopole. Souvent contesté pour les concessions accordées par l’intuition européenne à Google, le Commissaire Almunia en charge du dossier,  a défendu sa position mardi, soulignant que Bruxelles avait « obtenu des concessions essentielles de la part de Google ».

Thomas Livingston

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