Finance-Economie

La filière du nucléaire accélère l’innovation :

Le nucléaire reste une énergie d’avenir en France. Cette déclaration d’Arnaud Montebourg, qui avait un temps fait grand bruit,  se retrouve désormais dans les éléments de langage du gouvernement. Avec cette technologie, la France bénéficie effectivement d’une certaine avance scientifique : outre les progrès des énergéticiens qui préparent déjà les réacteurs de quatrième génération, la recherche appliquée entraîne de nombreuses améliorations tant pour la médecine que pour l’exploration spatiale.

Astrid : le réacteur mangeur de déchets

Grâce aux savoir-faire de nos ingénieurs, la France est l’une des premières puissances du nucléaire et affiche une solide maîtrise de la gestion des risques. Cependant les opposants à l’atome insistent souvent sur le problème des déchets générés par l’exploitation de l’uranium. Pour répondre à cette problématique les scientifiques envisagent d’intégrer le principe de l’économie circulaire pour leur propre filière ! C’est ainsi qu’est né le projet Astrid, « mangeur de déchets ».

Depuis l’an 2000 et le Forum internationale de la IV génération, le pays s’est engagé dans la recherche de « réacteurs à neutrons rapides refroidis au sodium (filière de référence) et de réacteurs à neutrons rapides refroidis au gaz (option à plus long terme) ». Aujourd’hui le Commissariat à l’Energie Atomique développe avec des partenaires publics et privés le générateur Astrid qui permet « la séparation transmutation » afin de se débarrasser des éléments radioactifs à vie longue : les actinides mineurs.

Les retombées positives de l’exploitation nucléaire

Actuellement les questions entourant la production des déchets semblent donc en voie d’être résolues. De plus, avec toutes les recherches induites pour faire progresser cette industrie, de nombreuses découvertes impactent d’autres activités comme la médecine. Ainsi, M. Abdul Samad Minty, président de la Commission de l’Union africaine de l’énergie nucléaire (Caen) saluait les possibilités offertes par la recherche de « stériliser les moustiques grâce à l’usage de la technologie de la science nucléaire ».

Autre exemple qui plaide en faveur des efforts des chercheurs : les avancées aérospatiales. De nouveau, il s’agit d’un secteur où la France dispose d’une grande expertise, et le 6 août 2012 le projet international du rover Curiosity a réussi à se poser sur Mars, en collaboration avec le Commissariat à l’Energie Atomique. Son département de physico-chimie (DPC) avait été selectionné entre autres pour sa technique LIBS (Laser-induced breakdown spectroscopy), une méthode d’analyse des matériaux très utiles pour les scientifiques…

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