News

Avec A+, Vivendi se lance à la conquête de l’Afrique

Fraîchement nommé président du conseil de surveillance de Vivendi, Vincent Bolloré a affirmé sa volonté de développer le groupe sur le marché africain. Afin de passer à la vitesse supérieure, sa filiale Canal + a annoncé le lancement d’une chaîne faite « par des Africains pour des Africains ».

Avec ses dix-neuf mille salariés, ses deux cents agences réparties dans quarante-trois pays et les infrastructures qu’il administre (ports, transports, plantations), le groupe Bolloré est particulièrement bien implanté en Afrique. Maintenant qu’il est président du conseil surveillance de Vivendi, Vincent Bolloré souhaite mettre cette expérience à profit pour lancer le conglomérat à la conquête du continent africain.

« Il y a actuellement 2 milliards d’individus sur terre qui, grâce à la hausse de leurs revenus, veulent accéder à la société d’entertainment. Ces 2 milliards de personnes sont principalement en Afrique et en Asie.» a-t-il expliqué lors de sa nomination.

Dans cette stratégie, Vivendi peut compter sur sa filiale Canal + déjà présente sur le continent avec 1 million d’abonnés à Canal + Overseas, renommée Canal + Afrique depuis 2010. La chaîne cryptée va à présent lancer le 24 octobre A+ avec comme credo d’être faite « par des Africains pour des Africains ».

Pilotée par une équipe de 15 personnes basée à Abidjan en Côte d’Ivoire, dotée d’un budget de « plusieurs millions d’euros », A+ fait le pari de la francophonie et de la production locale. La nouvelle chaîne compte diffuser des contenus ayant déjà fait leurs preuves auprès du public africain, dont des séries comme « Tundu Wundu » ou des émissions de télé-réalité s’étalant sur plusieurs semaines comme « Island Africa Talent » ou « Star Chef ».

« En Afrique, c’est maintenant qu’il faut se développer », a expliqué Jacques du Puy, le président de Canal+ Overseas qui chapeaute l’ensemble des activités du groupe à l’international.

L’offre de base d’A+ sera à partir de 5 000 CFA (environ 7€ par mois). De quoi viser un public massif et populaire issu des classes moyennes africaines.

 

Laisser un commentaire