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Réchauffement climatique: les entreprises doivent faire davantage

Alors que les Etats peinent à se mettre d’accord sur des objectifs contraignants en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, le secteur privé se dit prêt à agir sans attendre. Réunis dans la capitale économique américaine pour le New York Forum organisé par le publicitaire Richard Attias, de nombreux décideurs économiques ont tiré la sonnette d’alarme.

 

Le coût économique du réchauffement climatique était en effet l’un des thèmes principaux de la quatrième édition du New York Forum créé par le cabinet Richard Attias & Associates, membre du réseau WPP.

 

Les Chefs d’Etat du Gabon, du Rwanda, de l’Islande notamment étaient invités à débattre aux côtés d’hommes d’affaires comme Martin Sorrell, PDG de WPP, Pierre Blayau, président du conseil de surveillance d’Areva, ou encore Li Keping, président du Fonds souverain chinois. Chacun a pu constater que le réchauffement climatique figurait parmi les grandes inquiétudes de ces décideurs mondiaux qui se sont déclarés prêts à faire plus d’efforts pour mitiger ses effets, et sans attendre que les Etats montrent l’exemple.

 

Les discussions inter-étatiques sont en effet parasitées depuis des années par les blocages institutionnels aux États-Unis (rejet de la loi créant un marché du carbone par le Congrès américain) et en Chine (refus de Pékin de faire un effort si les USA n’en font pas davantage). « Nous sommes très loin de la voie qui nous permettrait de rester sous la barre des +2° », explique d’ailleurs l’économiste Jeffrey Sachs. Les températures pourraient même s’élever de 3,7 à 4,8 °C d’ici 2100, selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec).

 

Le secteur privé est donc fortement incité à faire des efforts, non seulement pour pousser les Etats à faire de même mais aussi parce que la réduction des émissions de gaz à effet de serre des Etats passe par un changement des comportements des entreprises également. Laurence Tubiana, ambassadrice climat de François Hollande, estime d’ailleurs que les trajectoires à long terme des sociétés comptent davantage que celles des pays.

 

De son côté, la physicienne indienne Vandana Shiva propose de comptabiliser les rejets gazeux des multinationales, société par société, et non des pays. Cette préconisation rencontre un fort écho dans son pays où la préoccupation environnementale devient de plus en plus importante. Les grands groupes mondiaux sont-ils prêts à franchir le pas ? Ceux présents au New York Forum ont en tout cas affiché leur bonne volonté.

 

 

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