Finance-Economie

Vivendi et Altice-Numericable ont finalisé la vente de SFR

Comme annoncé depuis plusieurs semaines, les groupes Vivendi et Altice, maison-mère de Numericable, ont finalisé le jeudi 27 novembre dernier la cession de l’opérateur télécoms SFR pour un montant avoisinant les 13,2 milliards d’euros, dont une partie sera affectée à la réduction de la dette obligataire du groupe.

Selon un communiqué du groupe, Vivendi aurait reçu au cours de cette transaction un total de 13,366 milliards d’euros au numéraire dont 200 millions d’euros devront être reversés pour la participation de Vivendi au financement de l’acquisition de Virgin Mobile par Numericable. Acquisition qui a reçu récemment le feu vert de l’Autorité de la concurrence.

Le groupe de Vincent Bolloré conserve une participation de 20% dans SFR-Numéricable, qu’il ne pourra céder qu’au bout d’une année et pour laquelle Altice dispose d’une option d’achat, en plusieurs tranches, à valeur de marché assortie d’une valeur minimale, et exerçable entre le 19ème et le 43ème mois à partir d’aujourd’hui. Il est également prévu dans l’accord de cession que Vivendi pourra recevoir un complément de prix de 750 millions d’euros en fonction des performances financières futures du nouvel ensemble.

Vivendi précise enfin qu’une large partie du produit de cession sera affectée à la réduction de sa dette obligataire s’élevant aujourd’hui à 6,7 milliards d’euros. Il sera destiné prioritairement au remboursement anticipé de la totalité des huit emprunts en euro (pour un montant de 4,25 milliards d’euros) et en dollar (0,6 milliard de dollars) qui comportent une option d’achat anticipé.

Ajouté aux cessions de Maroc Telecom, Activision Blizzard et du brésilien GVT (qui sera finalisée officiellement en 2015), la vente de SFR parachève donc deux années de restructuration qui ont vu Vivendi se délester de près de 70% de ses activités pour réduire la dette et faire remonter son titre en Bourse.

Le conglomérat français concrétise ainsi sa nouvelle stratégie de recentrage sur les médias et se focalise désormais, sous l’impulsion de Vincent Bolloré, sur la musique avec Universal Music Group et la télévision avec Canal+, pour devenir à terme un des leaders internationaux des contenus. Le groupe dispose pour cela de liquidités considérables et d’une trésorerie remise à flot.

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