A lire

Culture : le formidable essor du cinéma africain

Si le cinéma africain reste pour le moment encore peu connu en Europe, il connait cependant une fulgurante ascension. De plus en plus, des films de réalisateurs africains concourent dans les plus prestigieux festivals, notamment à Cannes, et reçoivent la reconnaissance et l’estime du jury. Un essor qui trouve ses racines dans des politiques publiques volontaristes en matière de culture.

On a tendance à l’oublier mais le Nigéria reste le troisième plus gros pays producteur de films au monde et tend à se rapprocher de plus en plus des géants indiens et américains. Malgré des budgets limités et des difficultés techniques évidentes, les productions s’enchainent et le public en redemande.

Symbole d’un continent en développement, l’accès du plus grand nombre à la culture reste un enjeu majeur pour l’avenir de l’Afrique. Dans ce domaine, certains gouvernements encouragent fortement leur cinéma national, notamment la Côte d’Ivoire, qui prévoit l’ouverture d’une centaine de salles à travers le pays.

Dominique Ouattara (née Dominique Nouvian), la Première dame ivoirienne, s’engage fortement dans les enjeux culturels et éducatifs de son pays. Présente à la réouverture du cinéma Majestic à Abidjan, elle a pesé de tout son poids pour la sauvegarde et la modernisation d’un espace culturel incontournable de la capitale économique ivoirienne.

En effet, après de longues années de fermeture liées aux difficultés politiques du pays, cette réouverture symbolise la renaissance cinématographique de la Côte d’Ivoire et la volonté de démocratiser l’accès à la culture.

Pour Maurice Bandaman, ministre de la Culture et de la Francophonie, qui a promis un « contenu audiovisuel ivoirien dynamique et conquérant pour une Côte d’Ivoire émergente », « c’est une résurrection ». Symbole d’un engagement marqué du gouvernement, la salle de 385 places est actuellement l’une des plus modernes d’Afrique.

Mais, pour le gouvernement ivoirien, le but reste d’ouvrir une centaine de salles à travers tout le pays, afin de ne pas limiter la diffusion cinématographique aux grandes villes. Véritable symbole de l’accalmie politique et du développement économique du pays, la renaissance du cinéma constitue un enjeu majeur pour le pays et le gouvernement, tant d’un point de vue culturel qu’économique.

Le cinéma « en tant qu’industrie à forte valeur ajoutée est une des priorités du gouvernement ivoirien » a ainsi expliqué Maurice Bandaman.

Laisser un commentaire