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Cybersécurité : la lutte contre les hackers au niveau européen

A Monaco, se déroulent les Assises de la sécurité et des systèmes d’information. A cette occasion, Guillaume Poupard, le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) a rappelé la nécessité de pouvoir, coordonner au niveau européen la cybersécurité, car la lutte contre les pirates informatiques ne s’arrête pas aux frontières.
Une directive européenne doit entrer en vigueur en 2018, qui prévoit notamment l’identification « d’opérateurs essentiels » pour lesquels seront décidés des règles communes, afin d’harmoniser un peu cette lutte qui se joue sur le terrain international.
Guillaume Poupard, a expliqué que « tout cela va fonctionner sur la base d’une coopération volontaire entre les Etats (…) en maîtrisant évidemment les informations qui seront échangées. Cela veut dire qu’il n’y aura pas de super-chef au niveau européen ».
Il apparaît évident, que chaque Etat aura beaucoup de mal à s’en sortir seul, même en sécurisant ses frontières au maximum. Il suffit, que dans les pays voisins, la législation soit bien plus lâche pour créer des possibilités qui seront mises à profit par les hackers. Certains Etats, n’ont justement pas de structure pour lutter efficacement en matière de cybersécurité. Comme souvent, au niveau européen, il faut conjuguer efficacité commune et souci de conserver une souveraineté nationale.
Ce seront 450 millions d’euros, que l’Union européenne prévoit d’investir. Cela va concerner la mise en place d’un partenariat public-privé concernant la recherche et développement sur la cybersécurité, dans le domaine des objets connectés, de la sécurisation des véhicules et des systèmes industriels.
Une coopération avec les industriels non-européens est envisageable, mais le directeur de l’Anssi prévient « je suis ouvert à toute coopération intelligente, non naïve, de manière à éviter les risques qui existent toujours, et en même temps attirer les meilleurs bénéfices pour tout le monde ». Il faisait allusion notamment aux Américains qui peuvent parfois se montrer un peu trop « curieux ».

Crédit photo :  FIC

 

 

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