A lire

Un sex-toy connecté, téléchargeait les données d’utilisateurs

On ne cessera pas de le dire, « être connecté » c’est bien, mais point trop n’en faut. Des utilisateurs d’un sex-toy « intelligent » ont vu leurs données « très personnelles“ téléchargées sans leur consentement. Ces consommateurs mécontents se sont regroupés en collectifs pour porter plainte.
Au départ, il s’agit d’un gadget érotique, appelé « We-Vibe ». C’est un vibromasseur connecté qui peut par exemple se synchroniser au rythme de la musique. Pour cela, l’appareil utilise une application connectée en Bluetooth afin de pouvoir contrôler le vibrateur à distance. C’est justement par ce moyen, que les plaignants de ce recours lancé l’an dernier à Chicago estiment que le groupe canadien qui a conçu l’outil a collecté « des données très intimes et sensibles », et les a téléchargées sur des serveurs au Canada.
Standard Innovation, a donc accepté de verser jusqu’à 199 $ US à chaque client américain ayant acheté le jouet sexuel « We-Vibe » avant le 26 septembre 2016. Concernant, les personnes qui ont utilisé le vibrateur avec l’application « We-Connect », ils obtiendront jusqu’à 10 000 $ US chacun en théorie, car on imagine bien que les montants qui seront réellement versés soient probablement beaucoup plus bas dans les deux cas.
L’affaire a pris de l’ampleur, suite aux révélations d’experts en cyber sécurité, à la conférence sur le piratage informatique Defcon l’an dernier. Ils ont mis en évidence des failles dans l’application du vibromasseur, permettant d’accéder aux données privées et de prendre le contrôle de l’appareil. L’engin transmettait en outre des statistiques précises sur son utilisation, comme sa température et l’intensité de ses vibrations.
Tout cela était couplé à l’adresse email de son propriétaire, car l’application, et sa connexion soi-disant sécurisée, permettait aux partenaires d’échanger des messages, de faire des conversations par vidéo.
En fait, d’après la plainte, ces informations personnelles, notamment les adresses e-mails d’utilisateurs, étaient alors envoyées en temps réel dans les serveurs canadiens de l’entreprise. La collecte de ces informations est qualifiée de « hautement choquante », puisque les données « révèlent des détails intimes et privés quant aux comportements sexuels des consommateurs qu’ils croyaient confidentiels », leur « causant malaise et anxiété ».
Connexion, sécurité, Bluetooth, piratage…on parle pourtant de sexualité.

Crédit photo : scarletwish

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire