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Job d’été instructif : six semaines dans une usine d’iPhone en Chine

Ce n’est pas un job d’été ordinaire que Dejian Zeng, un étudiant d’origine chinoise dans une faculté new-yorkaise la NYU Wagner, a fait durant ses vacances. Il en a profité pour se faire engager dans une usine chinoise sur une chaîne d’assemblage d’usine chinoise, afin de partager et d’enquêter sur les conditions de travail des ouvriers chinois. Cette expérience a donné lieu à un récit et un témoignage pour Business Insider.
Dejian Zeng, a donc travaillé sur une chaîne d’assemblage d’iPhone, celle de Pegatron près de Shanghai. Son travail, comme tous les autres, commençait à 7h30 et se poursuivait pendant 12h, repas et pauses compris. Son travail a consisté à insérer une vis dans le dos d’un iPhone pendant 12 h. De ce fait, il a effectué les mêmes gestes chaque jour sur la chaîne de montage. Il est à noter tout de même, qu’une journée de travail est payée seulement 10 heures et 30 minutes, car les pauses sont retenues sur le salaire.
Tout cela pour un salaire de 3 100 yuans par mois, environ 420 euros. Le logement était offert, mais il s’agissait de dormir dans un dortoir avec 7 autres travailleurs. Les bons jours, ils avaient de l’eau chaude pour pouvoir se doucher. Certains jours, ils n’avaient pas d’eau chaude, et à d’autres moments, pas d’eau du tout. Il faut payer pour avoir internet au sein du dortoir et payer pour l’examen médical à passer avant de commencer à travailler.
Que dire des conditions de travail, selon Zeng, lors de la production expérimentale, seuls 5 téléphones sont généralement produits. Il peut se passer des heures avant de se voir confier un autre téléphone. Cependant, interdiction durant ce laps de temps, de parler ou de bouger de son poste, même pour aller aux toilettes, et bien sûr, il est également interdit de s’endormir. Si un s’endort sa chaise lui est ôtée, le forçant ainsi, à rester debout en attendant l’arrivée du prochain téléphone.
De son côté, Apple assure que dans 99 % des cas, les ouvriers ne travaillent pas plus de 60 heures par semaine, et ceux fabriquant les produits Apple, pas plus de 43 heures en moyenne. Ils expliquent aussi que les salaires à Pegatron ont augmenté de plus de 50 % au cours des cinq dernières années, et ils sont plus élevés que le salaire minimum à Shanghai.
Au-delà de témoigner d’une expérience, pour Zeng, il s’agit aussi de démontrer qu’on imagine mal Apple rapatrier ses usines aux États-Unis comme le voudrait Donald Trump. Si tel était le cas, cela ne créerait pas nécessairement plus d’emplois, car pour rester compétitif la plupart des tâches effectuées en usine d’assemblage seraient faites par des machines.
A moins que les Américains acceptent de travailler dans les mêmes conditions…

Crédit photo : KONSTANTINOS ASPROG

 

 

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