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Les « œufs de Pâques » du monde de la vidéo et du cinéma

Cette période « pascal » autrement dit « Pâques » en latin, nous donne l’occasion de revenir sur la pratique appelée « easter egg » qui est le mot anglais pour parler des « œufs de Pâques ». Cela consiste à glisser une surprise, bien camouflée dans un jeu vidéo, cette surprise ne se révèle qu’après de nombreuses heures de jeu, et seuls les joueurs les plus assidus parviendront à la découvrir.

Il semblerait, que le premier easter egg soit apparu en 1979, dans le jeu Adventure. Comme à l’époque, les développeurs n’étaient pas crédités sur les jeux, le programmeur du jeu Adventure a cru bon de faire apparaître son nom après un enchaînement d’actions précises pour se faire un peu de pub personnelle. On l’a bien compris, il ne s’agit nullement d’un virus quelconque. Un easter egg est caché volontairement par les créateurs, il n’abîme rien, et ne se propage pas.

La pratique s’est largement développée, elle est même devenue très appréciée des fans. Ceux-ci y voient, le symbole d’une interaction plus profonde avec d’autres amateurs du jeu, et avec les concepteurs. Cela peut prendre des formes très hétéroclites, comme des références au créateur du jeu, de l’érotisme caché, ou même des scènes complètement décalées. Une sorte de clin d’œil complice en quelque sorte.

La même pratique se retrouve au cinéma. Depuis longtemps, les scénaristes mettent un malin plaisir à glisser des indices, que seul un œil averti et initié à l’univers du film ou du réalisateur, peut apprécier. Si l’on pousse la logique jusqu’au bout, cela peut devenir une vraie technique marketing pour faire perdurer, et vivre un film dans l’esprit de nombreuses personnes. Nous ne sommes plus à ce stade, au simple clin d’œil complice.

On en arrive tranquillement au dernier film de Steven Spielberg  Ready Player One, qui est en quelque sorte la quintessence de cette pratique. Tout d’abord, le film raconte finalement la recherche par le héros des easter eggs cachés dans le jeu, par son créateur. De plus, comme il s’agit de se sortir d’un monde futuriste apocalyptique grâce à un jeu vidéo, et un casque de réalité virtuelle, il est facile de glisser de très nombreuses références diverses. Certaines sont faciles et classiques, mais on sait qu’il en reste de nombreuses, moins évidentes à découvrir et bien cachées.

De quoi faire vivre l’intérêt du film, et des produits dérivés, pour un bon petit moment.

Crédit photo : Alex top

 

 

 

 

 

 

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