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Jean-Yves Ollivier livre ses secrets, Ni vu, ni connu

L’ancien conseiller de Jacques Chirac et de Jacques Foccart va publier un livre autobiographique, Ni vu, ni connu, qui sera disponible à partir du 3 mars dans les librairies. Le volume nous en dit plus sur la vie du fameux Monsieur Jacques, récemment mis en scène dans le documentaire Plot for Peace de Carlos Agullo. Après avoir raconté les grandes étapes de la libération de Nelson Mandela, celui qui fut l’émissaire du pouvoir en Afrique nous dévoile un peu plus les secrets de la diplomatie parallèle… 

Jean-Yves Ollivier a toujours voulu rester dans l’ombre, pour des raisons professionnelles, pour son éthique personnelle, mais aussi du fait de son caractère discret. Aujourd’hui, il sort de son silence pour ses proches affirme-t-il, « je n’ai pas souffert de ces étiquettes qu’on m’a collées mais mon entourage a parfois été heurté ».

Ce haut dignitaire n’a jamais occupé une position officielle dans aucun organigramme de l’administration pourtant son action est reconnue et saluée par les leaders de ce monde. Lors de son interview accordée au JDD, le journaliste ne peut s’empêcher de noter « il porte la Légion d’honneur à sa boutonnière. Mais la décoration dont il est le plus fier est  l’Ordre de Bonne-Espérance, la plus haute distinction d’Afrique du Sud ».

Publié aux éditions Fayard, le livre est un véritable document historique qui raconte le témoignage « d’un Missi dominici de Jacques Foccart en Afrique anglophone et lusophone (…) En Afrique australe il a initié une négociation de paix couronnée de succès ». Au fil des pages, les personnalités influentes de l’Afrique des années quatre-vingt viennent s’intégrer au récit. On y découvre notamment des tractations secrètes, des voyages clandestins, et beaucoup d’épisodes oubliés des relations franco-africaines…

Alors que les troubles en Afrique continuent d’inquiéter la communauté internationale, et notamment en Centrafrique, une leçon d’humilité est professée à mesure que les pages se tournent. Malgré les ambitions de la diplomatie française et la volonté d’assurer un monde de paix, l’homme d’expérience avertissait le 11 février dernier à Brazzaville : «  les Africains sont, en réalité, les meilleurs maîtres de leur destin ».