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Clavier AZERTY : une mutation avant la disparition ?

Le clavier AZERTY est de plus en plus sur la sellette. Il faut dire, qu’il date de 1868, et contrairement à la plupart de ses voisins européens, la France ne dispose d’aucune norme de clavier. Du coup, chacun fait un peu ce qu’il veut, et de ce fait, une nouvelle norme est en préparation.

On a tous pesté en cherchant les touches de certaines majuscules accentuées, le œ imbriqué, les doubles chevrons. L’AFNOR a décidé d’agir, afin d’établir une norme servant de référence pour les fabricants. Cependant, cela s’avère complexe pour prendre en considération les exigences de tout le monde. “Le nouveau clavier doit par exemple permettre d’écrire dans les langues étrangères ou régionales“, détaille Philippe Magnabosco, le directeur du projet à l’AFNOR.

Pour arriver à tout concilier, L’AFNOR a sollicité l’aide d’une université d’Helsinki, la seule au monde à disposer d’un algorithme capable de suggérer une disposition de touches en fonction d’exigences préalables.

Cependant, il faut y aller progressivement, et pas question de supprimer complètement le clavier AZERTY qui restera la référence. La nouvelle norme n’aura bien sûr aucun caractère obligatoire, mais l’AFNOR est persuadée qu’elle s’imposera d’elle-même. Quant aux autres dispositions comme le clavier alternatif BEPO, dont les lettres sont mélangées pour mieux répartir le travail entre la main droite et la main gauche, cette disposition sera “proposée comme option“, promet Philippe Magnabosco.

Reste que l’avenir va “ringardiser” tout cela. Peu à peu, tous les logiciels de traitement de texte disposent de systèmes remédiant aux déficiences du clavier actuel.

Le clavier physique fait place au clavier virtuel, qui en plus permet une frappe «prédictive» en suggérant des mots. “Les claviers virtuels se prêtent par nature à l’innovation ; ils sont plus changeants et se prêtent donc moins à une norme“, souligne Philippe Magnabosco. 

De toute façon, la commande vocale va définitivement enterrer la discussion…et puis cela va bien m”ARràn!ger’ !:!

Crédit photo : David Huts

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