A lire

Obsolescence programmée : Apple au cœur d’une enquête en France

On peut dire, que les choses avancent à leur rythme, et que l’instruction suit son cours suivant l’expression consacrée, concernant l’accusation menée contre Apple accusée de “tromperie et obsolescence programmée”. Le parquet de Paris, a ouvert une enquête préliminaire suite aux “aveux” du groupe californien, qui a reconnu avoir volontairement ralenti le fonctionnement d’anciens modèles de son produit vedette iPhone.

C’est maintenant, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) du ministère de l’Economie, qui prend le relai, et qui va continuer l’enquête. Cela fait suite à une plainte déposée fin décembre par l’association de défense des consommateurs « Halte à l’obsolescence programmée » (HOP).

Bien sûr, du côté de l’association HOP, on est ravi de la décision du parquet de Paris. Emilie Meunier, l’avocate de l’association voit dans cette décision, le “résultat de la mobilisation des consommateurs du monde entier“. Bien entendu, ce n’est qu’un début et l’avocate explique que maintenant, “nous allons verser à la DGCCRF plus de 2 600 témoignages de clients Apple lésés, qui se sont manifestés auprès de l’association“.

Comme souvent dans ces cas-là, l’entreprise américaine, pourtant souvent assez prompte à communiquer de manière très maîtrisée, fait le « gros dos » et se refuse à aucun commentaire. Aux Etats-Unis, une porte-parole d’Apple, a clairement refusé de commenter les avancées de l’enquête.

Cependant, Apple maintient sa ligne de conduite en continuant à faire profil bas en attendant que cela se tasse un peu. On rappelle, que des excuses ont déjà été présentées le 28 décembre dernier, après avoir reconnu que certaines mises à jour de son système d’exploitation avaient pour effet de ralentir le fonctionnement d’anciennes versions de son iPhone, afin d’en préserver les batteries.

Des excuses, cela ne coûte rien a priori, et cela peut calmer un peu les esprits qui s’échauffent beaucoup sur le sujet actuellement. N’oublions pas, que durant ce dernier mois de décembre, le parquet de Nanterre (Hauts-de-Seine) avait ouvert une autre enquête préliminaire contre le fabricant japonais d’imprimantes Epson pour les mêmes motifs à la suite d’une autre plainte de HOP, qui semble décidément en pleine forme.

Crédit photo : Antoine Wtr

Laisser un commentaire