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Les portefeuilles électroniques, une habitude pas si évidente à prendre

La plupart du temps, et on pourrait dire heureusement pour certains cas, les choses ne sont pas aussi simples qu’elles n’y paraissent. L’apparition des portefeuilles électroniques comme Apple Pay, à la fin 2014, puis ceux d’Android Pay quelques mois plus tard, a amené de nombreux spécialistes à prédire une nouvelle ère dans l’univers des paiements mobiles. Cependant, l’abandon complet de nos porte-monnaie physiques ne semble pas aussi évident.

Comme souvent, il faut attendre que le battage médiatique se calme, et voir les choses de manière concrète. Il faut bien se rendre à l’évidence, la mise en avant du “cashless”, reste avant tout à l’heure actuelle, une facilité tout au plus, et pas une solution à un problème, ou une réelle attente. Les instruments de paiements déjà existants, que sont les espèces, et les cartes bancaires, que ces portefeuilles sont censés éliminer, ont beau être imparfaits, ils ne sont pas encore jugés insurmontables et invivables par une grande partie des consommateurs.

D’une part, parce qu’il existe encore de nombreuses limites suivant les systèmes adoptés. On redoute forcément le moment où vous allez devoir payer un commerçant qui n’est pas complètement compatible avec l’un ou l’autre, voire qui ne propose pas de formule sans contact du tout. Et donc, vous aurez toujours besoin de votre carte bancaire, et de votre portefeuille.

Pour véritablement changer les choses, il faudrait évidemment que ce système de paiement permette de ne plus avoir recours aux espèces, et aux cartes de crédit dans tous les cas de figure. Dans ce cas, nous n’aurions plus recours à nos porte-monnaie et donc plus de double emploie.

En fin de compte, sans partir dans une parano excessive, est-on si nombreux à vouloir que tous nos achats sans exception et nos habitudes de consommation puissent être surveillés, disséqués, analysés et utilisés pour différentes raisons ?

Cependant, loin de baisser pavillon, Google qui se mêle aussi à la course au “cashless”, revient à la charge en faisant valoir que pour sa part, elle possède déjà quantité de données nous concernant, même très personnelles, à travers d’autres applications. Voilà qui peut lever les réticences d’un grand nombre d’entre nous.

Crédit photo : Guyonnet-Duluc

 

 

 

 

 

 

 

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