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BlackBerry, la firme créatrice a fait place à l’entreprise “requin”

BlackBerry a perdu de sa superbe. Difficile en effet, actuellement d’imaginer qu’il y a environ 20 ans, la marque représentée le “top”, surtout dans le domaine des téléphones utilisés par les milieux d’affaires, et les milieux branchés. Largement dépassée, et à peine depuis l’arrivée de l’IPhone, la marque canadienne ne s’en laisse pas conter, et a déposé une plainte contre le réseau social, et ses filiales WhatsApp et Instagram pour violation de brevets.

Au début des années 2000, l’appareil permettait via BlackBerry Messenger, et un clavier mécanique, d’envoyer des messages à ses correspondants et de naviguer sur des pages internet bien plus facilement qu’avec tout autre appareil mobile, mais ça, c’était avant.Depuis 2016, BlackBerry a abandonné la fabrication des téléphones, et s’est recentré sur son métier de base des logiciels de sécurité et de services aux entreprises. Cependant, son exercice fiscal 2017, indique une perte de 1,2 milliard de dollars, donc il faut trouver de l’argent, pour relancer la mécanique.C’est pour cela, que BlackBerry cherche à monétiser ses licences de brevets et logiciels. Son directeur général John Chen, évoque ses devoirs envers les actionnaires pour utiliser différents recours juridiques. Selon Reuters, BlackBerry dispose d’un trésor de plus de 40 000 brevets mondiaux technologiques.

Dans le collimateur, le réseau social Facebook, et ses filiales Instagram et WhatsApp qui sont accusés d’avoir copié certaines des technologies et fonctionnalités de BlackBerry Messenger. Une plainte a été déposé auprès de la Cour fédérale de Los Angeles.

Ce n’est pas une première, car BlackBerry poursuit aussi Nokia depuis février 2017, l’accusant de violer des brevets relatifs à la technologie sans fil 3G et 4 G. Précédemment, BlackBerry a reçu 769 millions d’euros de l’Américain Qualcomm dans le cadre d’une procédure d’arbitrage sur le paiement de certaines royalties.

Il apparaît clairement pour Facebook, que BlackBerry veut pallier un manque d’innovation en taxant les autres. Paul Grewal, directeur adjoint du service juridique de Facebook déclare, « après avoir arrêté d’innover, BlackBerry cherche désormais à taxer l’innovation des autres. Nous avons l’intention de nous battre ».

En 2017, l’application de WhatsApp et Facebook, avaient déjà cessé de fonctionner sur BlackBerry OS et BlackBerry 10. La marque BlackBerry, est maintenant exploitée sous licence par d’autres fabricants de smartphones, comme le Chinois TCL.

Crédit photo : BlackBerry

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