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Les émojis, peuvent-ils être racistes, haineux et lubriques ?

Les émojis sont de plus en plus nombreux, sont de plus en plus utilisés, et prennent donc plus de place et de significations. De ce fait, ils revêtent donc plus de sens et d’importance. Un document diffusé en interne aux équipes de modération de Facebook, prouve que le réseau social considère désormais comme lourd de sens, dans certains contextes, certains émojis. 

C’est le site Motherboard, qui a obtenu le document intitulé “How to action on Emojis” ou “Comment réagir face aux émojis”. Cette note interne classe les petits pictogrammes dans différentes catégories, soutien, harcèlement, contexte sexuel, orientation sexuelle, et bien d’autres, puis il étudie alors des associations et des utilisations équivoques.

C’est le cas par exemple, pour les emojis couronne, piéton ou encore dollar, qui correspondent maintenant, parfois à de la sollicitation sexuelle. Pour certains, les choses sont plus explicites, et peuvent servir de menaces facilement. On pense notamment au couteau ou à la bombe. Inutile de préciser, qu’un singe ou une banane, au cœur un discours raciste, prend une connotation moins sympathique, et peut-être assimilée à un “discours haineux”. Quant à l’émoji crotte, malgré son visage souriant, il a toute sa place dans la catégorie “harcèlement”.

Tout est une question de contexte, et c’est pour cela qu’il est bien précisé que ce tableau est à utiliser à titre indicatif, et surtout qu’il n’a rien d’exhaustif. Cependant, il confirme que l’utilisation des émojis peut devenir une source de problèmes effectifs, et que le réseau social tente de s’adapter dans sa politique de modération.

Par extension, si on suit le raisonnement, il est clair que le harcèlement, le discours haineux, et autres remarques à caractère diffamatoire, sont reconnues comme pouvant être véhiculées dans des contextes précis par les émojis.

Il n’y a vraiment plus rien de sacré, le mal peut donc se cacher, même dans des petits dessins rieurs, car l’homme, perverti décidément tout.

Crédit photo : Clint Jones

 

 

 

 

 

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