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Software Heritage, la bibliothèque des codes source de la planète

Le 21e siècle à sa bibliothèque, elle s’appelle Software Heritage, elle a pour vocation d’archiver l’intégralité des codes source de la planète, et de les rendre accessibles à tous. Cette immense bibliothèque virtuelle vient d’ouvrir ses portes. Elle va permettre à l’Institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) de mettre en ligne une archive universelle des codes source de logiciels.

Tout d’abord, rappelons que les codes source sont des lignes de textes qui fournissent aux machines des instructions à suivre. Ce sont aussi eux, qui nous permettent d’écrire par messagerie instantanée, naviguer en ligne, ou encore lancer une machine à laver. 

Pour bien faire comprendre l’importance de la chose, Roberto Di Cosmole directeur de Software Heritage insiste, “les codes source sont omniprésents dans notre quotidien, c’est un langage conçu par les développeurs pour être accessible à l’être humain”.

C’est pour cela que l’Unesco s’est associé à l’institut de recherche français qui est à l’origine du projet. L’Unesco définit comme “notre héritage du passé, ce avec quoi nous vivons aujourd’hui, et ce que nous transmettons aux générations futures”.

L’Inria va donc récolter, conserver et partager les codes source des logiciels du monde entier. Cela représente des milliards de lignes de texte. On peut trouver les instructions du logiciel de navigation d’Apollo 11, qui a amené Neil Armstrong à poser son pas sur la Lune, mais aussi des jeux et des navigateurs web.

Jusqu’ici, les plateformes de développement et de distribution de logiciels donnent déjà accès à des milliers de logiciels, mais n’ont pas vocation à les conserver dans la durée. La plateforme Software Heritage les conserverait sous embargo puis, après expiration du copyright, les révélerait en ligne pour les mettre à la portée de tous.

La tache est immense, surtout si en plus de la récolte, l’équipe d’une dizaine de personnes veut aussi assurer la qualité des codes source qu’elle archive en les vérifiant. Cependant, elle pourra compter sur des partenaires comme Crossminder et Qwant, et elle compte sur l’appui de sponsors dont la Société Générale et Microsoft, pour renforcer les financements engagés par l’Inria.

Crédit photo :  Abhishek Gattani

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