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Universign veut profiter de l’engouement pour la signature électronique

La signature électronique gagne du terrain. Elle est de plus en plus utilisée dans les domaines de la banque, de l’assurance ou même chez le notaire par exemple. Une entreprise française, veut se faire sa place dans ce marché porteur. Ainsi, l’entreprise parisienne Universign, a annoncé avoir levé 12 millions d’euros auprès du fonds Odyssée Venture, de la Caisse des Dépôts et de CM-CIC Innovation, filiale du groupe Crédit Mutuel-CM11.

La signature électronique, a l’énorme avantage de faire gagner du temps de traitement et éviter beaucoup de paperasse. Le marché mondial de la signature électronique représenterait près de 900 millions de dollars, et surtout, il offre une perspective de croissance de plus de 30 % par an.

C’est un peu difficile de s’en rendre compte en France, car malgré que la signature électronique soit reconnue depuis l’an 2000, la pratique prend du temps à s’implanter. Cependant, les choses s’accélèrent. Le marché devrait passer de 35 millions d’euros en 2017, à 45 millions d’euros en 2018. Il va profiter de la mise en place du règlement eIDAS, entré en vigueur en 2016 et appliqué dans tous les États membres de l’Union européenne. Ce règlement va notamment harmoniser les réglementations européennes sur la signature électronique, et ainsi garantir la confiance dans les transactions électroniques.

Au sein de ce marché en pleine expansion, l’entreprise parisienne compte bien tirer son épingle du jeu. Universign, est déjà bien présente sur le marché. Elle indique, que 3 000 entreprises ont choisi sa solution de dématérialisation de signature électronique, et que 10 millions de signatures électroniques ont été réalisées depuis sa création en 2001. Dans un communiqué, elle explique “Universign a connu une expansion rapide grâce à l’adoption massive de la signature électronique par ses clients. Cet engouement démontre, que la question de la confiance numérique est aujourd’hui prioritaire pour les entreprises qui souhaitent dématérialiser leurs processus, surtout lorsqu’il s’agit d’actes engageants”.

Les fonds, qui viennent d’être levés, vont lui permettre un second souffle, consacré au recrutement de nouveaux talents, avec 120 postes à pourvoir d’ici la fin 2019, alors que la société compte actuellement un peu moins de 50 collaborateurs. Il s’agit de mieux soutenir la comparaison avec les concurrents, que sont les géants Américains DocuSignet Adobe, les Français Docapost (filiale de la Poste) et CertEurope (filiale d’Oodrive).

Crédit photo : Wilfried MAISY

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