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Une cadre de Huawei au Canada, menacée d’extradition vers les Etats-Unis

Une cadre de Huawei, a été arrêtée au Canada qui pourrait procéder à une extradition vers les Etats-Unis. Quand on sait, que ce cadre n’est autre que la directrice financière du géant Chinois des smartphones, et la fille du fondateur du groupe Ren Zhengfrei, on comprend la nervosité des marchés financiers.  

Meng Wanzhou, 46 ans, est la directrice financière de Huawei. Son arrestation, le 1er décembre à Vancouver au Canada, a été confirmée par le ministère de la Justice du Canada. Les Etats-Unis réclament son extradition et une audition pour sa remise en liberté conditionnelle. Selon des informations de presse, Washington soupçonnerait Mme Meng de violation des sanctions américaines contre l’Iran.

Son arrestation, est l’une des facettes des manœuvres dans la confrontation commerciale sino-américaine. Elle apparaît cependant un peu étonnante, car elle intervient quelques jours après l’annonce d’une trêve dans cette guerre commerciale. Comme à son habitude, c’est par un tweet, que Donald Trump a indiqué un certain revirement dont il a le secret, en écrivant qu’il y aurait “peut-être un accord avec la Chine, ou peut-être pas”.

Du coup, grand chambardement sur les marchés boursiers. Le CAC 40, a dévissé de 3,3 %. Le Dow Jones, a plongé de 500 points ce qui correspond à une baisse de 2 %. “Non seulement l’arrestation de Mme Meng, met à mal les négociations commerciales, mais elle alimente la crainte de voir la Chine prendre des mesures de rétorsion contre des entreprises américaines installées en Chine”, a aussi fait remarquer Patrick O’Hare, analyste chez Briefing.

Bien sûr, les autorités chinoises ont réagi, Geng Shuang, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a fait savoir “nous exigeons des deux parties que des clarifications nous soient fournies au plus vite quant au motif de cette détention“.

Au plus fort de ce “bras de fer” entre les deux géants, Huawei pourrait servir de monnaie d’échange, et Meng Wanzhou devenir une sorte d’otage. Une situation ironique, si l’on peut dire, au regard de l’histoire, si l’on considère qu’elle est accusée par les Etats-Unis d’aider…l’Iran.

Crédit photo : Karlis Dambrans

 

 

 

 

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