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Jeuxvideo.com va mieux surveiller son forum de discussions

La chasse aux contenus haineux et aux attaques racistes et xénophobes, continue sur la toile. Un code européen a été lancé et depuis, plusieurs géants du web s’y sont soumis en adaptant au mieux leur fonctionnement pour suivre les recommandations. C’est maintenant Jeuxvideo.com, le plus gros site français de jeux vidéo, qui annonce vouloir à son tour se plier aux directives de l’UE.

Il faut dire, que la plateforme qui comporte un forum de discussions sans réelle surveillance, est souvent pointée du doigt. Le forum “Blabla 18/25” notamment, est devenu un défouloir pour des commentaires souvent très virulents, parfois racistes et xénophobes. Ce forum est à la base de nombreuses campagnes de cyberharcèlement menées par certains de ses membres anonymes. La justice a même dû intervenir à l’encontre de 3 internautes. Ils ont ainsi été condamnés en 2018, après y avoir menacés de mort une journaliste française.

Il est donc temps d’intervenir, et c’est ce que le groupe Webedia, propriétaire de ce site et de plusieurs dizaines d’autres dans le “divertissement digital”, vient de faire, en confirmant adhérer au code de conduite de l’UE contre ce fléau. Il vient de faire un communiqué indiquant “les process de modération mis en place sur nos sites et notamment sur les forums de Jeuxvideo.com ne cessent de progresser”. 

C’est évidemment une satisfaction pour la Commission européenne, Vera Jourova a annoncé “aujourd’hui, je veux saluer l’arrivée de la plateforme française de jeux vidéo Jeuxvideo.com”. Plus globalement, la Commission note que “des progrès constants ont été enregistrés” depuis le lancement du code de conduite en 2016. Elle tient à encourager les efforts des signataires du texte qui “réagissent avec célérité lorsque des discours haineux à caractère raciste et xénophobe leur sont signalés”.

Parmi ces signataires, on retrouve Facebook, Twitter, YouTube et Microsoft. Ils ont fait partie des premiers à promettre de se placer sous la barre des 24 heures pour détecter les signalements douteux. Ils ont été rejoints l’an dernier par Google, Instagram, Snapchat et Dailymotion.

Au-delà de cette réussite, Mme Jourova rappelle qu’elle n’est que le résultat d’un effort, qui doit rester constant. Elle brandit la menace d’une législation contraignante qui serait envisagée si les plateformes relâchaient leurs efforts, comme cela a été fait avec les contenus à caractère terroriste.

Depuis 2018, l’Exécutif Européen a lancé un code de bonnes pratiques comparables, sur le thème de la désinformation. Ce phénomène inquiète particulièrement l’UE à quatre mois des élections européennes.

Certains internautes vont vite crier à la censure. Il faudra bien comprendre, que discuter ou dire certaines choses entre amis, ou au comptoir d’un bar, n’est pas la même chose que publier sur un site qui s’adresse à des milliers de personnes.

Crédit photo : alex top

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