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Comment l’électronique imprimée va révolutionner l’intérieur de nos voitures

Le circuit électronique classique, que nous connaissons tous, c’est-à-dire intégré sur une plaque rigide, vit ses dernières années. Au fur et à mesure, il va être remplacé par l’électronique imprimée. Le principe, est de réaliser des circuits par impression, grâce à des encres conductrices chargées de particules comprenant des ions métalliques. C’est le secteur de l’automobile, qui pourrait profiter en premier lieu de cette évolution.

Il est maintenant possible d’imprimer des circuits électroniques sur n’importe quel support, grâce à des encres conductrices. Une aubaine, pour les constructeurs automobiles, qui comptent bien en profiter pour alléger les voitures et proposer des fonctions inédites, comme la climatisation de toutes les surfaces en contact avec les passagers.

On aurait pu imaginer, que les plus réactifs à cette tendance seraient les vendeurs de smartphones pliables, car cela semble à première vue une application idéale pour cette technologie. Mais en la matière, l’industrie automobile table sur des applications dans 3 ans, alors que les géants de l’électronique s’avèrent plus frileux et conservateurs en la matière.

Les avantages pour une automobile sont énormes, la mise en place de ses membranes flexibles légères, voire à l’impression de circuits directement sur des pièces structurelles apporte aussitôt une incidence positive sur le gain en coût. De même, l’allègement conséquent impacte directement la réduction de consommation, ou l’autonomie, si l’on parle de voiture électrique.

Du côté du conducteur, les premiers avantages de cette tendance vont certainement se ressentir dans le domaine de la climatisation. Les systèmes de ventilation actuels sont conséquents, bruyants et lents à réguler, et ils pourraient donc faire les frais de nouvelles pratiques en la matière.

Certaines encres sont réchauffantes et refroidissantes, dans un cadre  allant de 15°C à 24°C. Cela peut permettre de maintenir une température exacte dans l’habitacle. De plus, ces encres peuvent être appliquées sur toutes les surfaces en contact avec le corps, sans forcément avoir à réguler tout le volume d’air de l’habitacle.

À terme, n’importe quelle surface pourra devenir tactile ou intelligente. Des capteurs dans le textile des sièges pourraient commander des fonctions. Une voiture aujourd’hui, comprend en moyenne 30 à 40 capteurs. Demain, ce chiffre pourra passer à une centaine, sans augmentation de poids. De quoi décupler le nombre de fonctions.

Il faut rajouter à cela, de la nouveauté dans la transparence et la phosphorescence, qui pourraient permettre des affichages lumineux sur toute la surface du pare-brise. Nous nous orientons tranquillement vers un habitacle sans écran ni bouton, puisque n’importe quelle surface pourra devenir tactile ou source d’information.

Crédit photo : BRS MEAS

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