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Le déploiement de la 5G s’effectue au détriment de la 3G

Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme. Ce viel adage pourrait résumer les conséquences de l’arrivée de la 5G par rapport à la 3G. En effet, en France comme dans d’autres pays, le futur de la 3G pourrait être largement bousculé par l’avènement et le déploiement de la 5G.

C’est le cas par exemple au Royaume-Uni. Andrea Dona, le responsable des réseaux mobiles de Vodafone, a indiqué “à moyen terme, nous couperons la 3G, parce que l’utilisation de la bande 3G et ce que nous obtenons en retour n’est pas très efficace et nous pourrons donc utiliser certaines des bandes de fréquences 3G pour la 5G“.

Cependant, si sur le papier cela peut paraître évident, dans la pratique, c’est plus difficile. Il s’agit de prendre en considération les divers cas de tous les utilisateurs, pour ne léser personne. Par exemple, il faut veiller à ce que tous les appareils disponibles sur le marché, soient d’un certain type et qu’ils soient tous compatibles avec la 4G. Cela sous-entend en amont du déploiement, qu’il existe dans ces régions une couverture 4G voire la 5G.

C’est pour cela, que si les choses s’accélèrent dans un pays comme le Royaume-Uni, en France, il faudra encore du temps. De plus, rien ne laisse présager que ce redéploiement signifiera la mort définitive de la 3G dans l’Hexagone. Cependant, le principe s’est doucement enclenché avec la redistribution des fréquences de la 3G. Cela aura pour mérite de faire le ménage dans l’embouteillage actuel qui sévit dans les fréquences allouées aux télécommunications mobiles.

Reste, que la solution actuellement à l’étude du côté de l’Arcep, pour renforcer la diffusion des futurs réseaux 5G sur l’ensemble du territoire, ne semble pas s’orienter vers la redistribution des fréquences allouées à la 3G. Le président du gendarme des télécoms Sébastien Soriano, a plutôt évoque “une redistribution vers les réseaux 5G des fréquences allouées à la TNT“.

Cependant, cela ne sera peut-être pas suffisant, et pour ce dernier, “il se posera un jour la question de savoir s’il ne faut pas dégager de nouvelles bandes de fréquence pour le secteur des télécoms”.

En résume, l’utilisation des fréquences 3G, n’apparaît pas comme l’option première en France pour le développement de la 5G. Cependant, comme nécessité fait loi, en cas très probable de rapide saturation des fréquences basses indispensables pour assurer une couverture mobile efficace sur l’ensemble du territoire, amènera certainement la France à y avoir recours.

Crédit photo : Mobil Yaşam

 

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