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Plan numérique 2015 : le terrible rapport de la Cour des comptes  

Les partisans de la remise en cause et les détracteurs du plan numérique lancé par l’Etat en 2015, doivent hélas jubiler. La Cour des comptes, vient de rendre un rapport cinglant sur la politique numérique menée plus globalement depuis 2013. Elle fustige les résultats de l’utilisation d’une enveloppe de 1 milliard.

Les ambitions de base étaient nobles. Il s’agissait d’amener l’école dans l’ère du numérique. Loin d’être juste critique, la Cour des comptes ne prévoit pas l’annulation de cette idée. Elle préconise une nouvelle réorientation des investissements numériques.

La critique se concentre sur la trop grande volonté d’équipement

La critique se concentre sur le principe d’avoir voulu essentiellement équiper les élèves de tablettes. Aussi intéressante que fut cette priorité, elle s’est avéré inutile, car elle est arrivée trop tard. La Cour constate qu’une très grande majorité de jeunes, sont déjà équipés de smartphones et tablettes. Il aurait suffi de cibler sur des publics spécifiques. Pour cela, il fallait définir des critères sociaux. Pour le reste, il faut faire appel au BYOD, qui définit le fait d’utiliser ses équipements personnels dans un contexte professionnel.

De fait, le plan numérique a accentué les inégalités entre les établissements. Pour la Cour, il aurait mieux valu avoir pour objectif, la mise en place d’un socle minimum d’outils et de pratiques numériques dans l’ensemble des établissements. A l’heure actuelle, l’accès au numérique n’est pas garanti pour tous les élèves. Un élève n’est pas assuré de bénéficier d’une continuité pédagogique.

Pas de changement de cap, mais une autre route à suivre

Premièrement, on arrête l’achat des tablettes à tout le monde. La mise en place d’un ciblage du soutien public à l’achat d’équipements individuels à l’aide de critères sociaux doit suffire. Ensuite, il faut définir précisément un “socle numérique de base” pour chaque catégorie d’établissements. Cela comprend des objectifs précis et le rétablissement de la certification numérique des enseignants pour être sûr de leurs compétences effectives. Il ne s’agit pas de remettre en cause leur professionnalisme, mais dans un domaine où tout va très vite, on peut être rapidement débordé par les nouvelles utilisations d’un smartphone si soi-même, on n’est pas un adepte.

Crédit photo : Karl Van Loo

 

 

 

 

 

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