A lire

Un Fablab dans une école primaire en France

On ne résout pas un problème, ou on ne combat pas une peur en la mettant de côté, ou en l’ignorant. Au contraire, il faut en parler et surtout, il faut y faire face. Préparer nos enfants à une utilisation raisonnée du numérique, c’est un des enjeux et le but recherché par les Cours du Rocher à Paris. Cette école maternelle et primaire bilingue, organise des Fablabs.

C’est le site Sciences et Avenir, qui nous fait découvrir ce qui s’y passe. Pour cela, il part à la rencontre de Stéphane Lebrati, directeur des Cours du Rocher. Tout d’abord, il faut rappeler qu’un Fablab est un atelier d’ingénierie numérique. C’est l’occasion de faire connaissance avec de nombreux logiciels de design et imprimantes 3D.

Un atelier pour les plus jeunes

Dans celui des Cours du Rocher, ce sont des enfants de 5 ans qui impriment des objets en 3D. Ils apprennent aussi à utiliser des découpeuses lasers. A priori, c’est une idée pas évidente, et il a fallu pour en arriver là, une rencontre. Stéphane Lebrati, dirigeant du Cours du Rocher, rencontre Anna Aflalo et Pauline Arnaud, les deux fondatrices de Kutì Kutì. Il s’agit d’une start-up, qui propose aux enfants des objets préfabriqués à monter chez soi. Cette rencontre se fait dans un premier temps à l’occasion du “Salon des Makers”, un salon dédié à la culture “Maker”.

Le pari est pris de créer un FabLab ludique et éducatif pour des jeunes de cinq et sept ans. Kutì Kutì, s’est donc chargé de concevoir tous les différents ateliers. Aujourd’hui, il existe dix ateliers plus ou moins complexes.

Quand numérique et éducation marchent ensemble

Il s’agit dans un premier temps, de sensibiliser les enfants à la pratique numérique. Cela permet aussi de renverser un peu les tendances réductrices, qui voient dans le numérique uniquement un danger pour l’éducation des enfants. Comme souvent, la technique ou l’objet dépend, de la manière dont on s’en sert. Les FabLab, développent des compétences chez les jeunes enfants. La créativité, le questionnement, mais aussi, contrairement aux idées reçues concernant Internet, ils favorisent la persistance dans la résolution de problèmes, et même la concentration. Monsieur Lebrati, explique “les enfants restent concentrés pendant toute la durée de l’atelier alors que normalement, un enfant reste concentré en moyenne 45 minutes“.

Nous sommes donc bien loin du numérique dévastateur qui annihile toutes les vertus éducatives, la solution dépend de nous et c’est tant mieux.

Crédit photo : aurelie ghalim

Laisser un commentaire