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Fréquences 5G – candidats 4 : Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR

Alors, que les vrais avantages de la 5G n’apparaissent pas aux yeux de tous, particulièrement flagrants, le développement lui se confirme. Bien sûr, les gros opérateurs sont dans les starting-blocks. De leur côté, ils voient bien les avantages financiers. Bouygues Telecom, Free (groupe Iliad), Orange et SFR (Altice Europe), ont déposé leurs candidatures dans le cadre de l’attribution des fréquences 5G, en France métropolitaine.

Pourtant, il reste bien des inquiétudes concernant l’impact potentiel de la 5G, tant sur la santé que sur l’environnement. C’est à ce titre, que plusieurs associations ont déposé auprès du Conseil d’État, des recours contre le décret organisant la procédure d’attribution. Seulement, en face de ses inquiétudes, on retrouve un marché qui devrait rapporter gros à beaucoup de monde, y compris l’Etat.

4 candidats sur la ligne de départ

C’est l’Autorité de régulation des télécoms (Arcep) dans un communiqué, qui a rendu ces candidatures officielles. Ils seront donc 4, pour l’attribution de la fréquence dite 3,5 GigaHertz (GHz). Ce déploiement devrait débuter d’ici à la fin de l’année dans au moins deux villes. Les candidats doivent assurer et assumer certaines obligations très strictes, pour être retenus. Il s’agit de démontrer un savoir-faire et des engagements en terme de qualité de couverture et de développement de services associés.

2,17 milliards d’euros au moins de recettes prévues pour l’Etat

Il va falloir surtout mettre la main au portefeuille et afficher ses prétentions. L’attribution se fera en deux temps. Tout d’abord, ce sera l’attribution de blocs de 50 MégaHertz (MHz) par opérateur, à un prix fixe de 350 millions d’euros par bloc. Ensuite ce seront les enchères sur les 110 MHz restant, par tranche de 10 MHz. Attention, le montant minimal par tranche est de 70 millions d’euros. Cette opération devrait donc rapporter au minimum, 2,17 milliards d’euros. Cependant, l’Etat compte sur la phase des enchères pour dépasser ce montant minimum.

Il reste, qu’une ombre plane sur ces attributions. Elle concerne certaines prises de positions à propos de Huawei. Le géant Chinois, est pris dans une large tourmente internationale, qui en fait un éventuel danger pour la sécurité des pays. Du coup, en France, des règles de sécurité des réseaux pourraient amener à une interdiction pure et simple d’utiliser des équipements fabriqués par Huawei. Or, celui-ci, équipe déjà en partie les réseaux mobiles 4G, et SFR et Bouygues Telecom.

Crédit photo : jim sabogal

 

 

 

 

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