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Coronavirus : pas de panne d’Internet en vue

Le confinement et la montée du télétravail augmentent considérablement l’utilisation des réseaux internet. De fait, une terrible et angoissante question évidente apparaît. Elle concerne la possibilité ou pas pour nos réseaux de résister à une demande accrue. Sciences et Avenir, a voulu en savoir plus et pour cela, il a interrogé le directeur des réseaux et services internationaux d’Orange.

Il est vrai, que la question est parfaitement légitime surtout lorsque l’on prend connaissance de certains chiffres. Selon ceux fournis par le patron d’Orange, rien qu’en France, “le télétravail a été multiplié par 7, les visioconférences par 2, et le trafic WhatsApp par 5”. A cela bien sûr, il faut rajouter une évidente augmentation du visionnage de vidéos en streaming, le téléchargement, et une plus forte participation aux jeux en ligne.

Pas de problème, surtout si tout le monde joue le jeu

Ce n’est certainement pas pour rien, que Thierry Breton, le commissaire européen pour le marché intérieur, a ainsi sommé les opérateurs et les utilisateurs d’engager des actions pour alléger la pression. Du coup, Netflix a annoncé une réduction de 25 % de ses débits en Europe. YouTube, propriété de Google, a fait de même.

Cependant, les efforts peuvent être faits par tous. Au lieu de râler contre tout et rien, il est possible à chacun de faire preuve d’un minimum de civisme discret, mais efficace. Il suffit de choisir un format vidéo de moindre qualité, quand cela n’est pas indispensable. A cela, on peut rajouter, d’autres gestes. Par exemple, privilégier sa connexion WiFi à la maison, afin de ne pas surcharger le réseau mobile. Effectuer ses téléchargements la nuit, lorsque le réseau est moins encombré. Et enfin se calmer un peu avec les lourds jeux en réseau.

Le risque se situe sur le long terme

A partir de là, Jean-Luc Vuillemin, se veut très rassurant à court et moyen terme. Il exclut toutes pannes, car le réseau laisse des marges de manœuvre. La difficulté peut survenir à long terme, car il faut songer à l’aspect opérationnel et logistique. Comme pour tout le reste, les interventions physiques sur le réseau vont devenir de plus en plus difficiles à assurer. Il faudra prendre en compte, les règles strictes de confinement imposées, la fermeture des frontières, le ralentissement du transport aérien. Par exemple, l’entretien des câbles sous-marins à travers le monde, demande du personnel qui se renouvelle, et du matériel.

Crédit photo : David Huts

 

 

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